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D’une nécessaire interaction entre écologie scientifique et acteurs non-académiques autour des questions de conservation de la nature

D’une nécessaire interaction entre écologie scientifique et conservation de la nature
salle de réunion CEFS Date : 26 janvier 2018 Heure : de 11h00 à 12h00

Aurélien Besnard est Maître de Conférences EPHE à l'UMR 5175 CEFE/CNRS Campus du CNRS 1919, route de Mende 34293 Montpellier 5 France

La conservation de la diversité biologique est devenue un des enjeux sociétaux majeurs. Cela a conduit à la création de nombreux types d’espaces naturels bénéficiant de statuts de protection plus ou moins forts, ainsi qu’à la protection légale d’un certain nombre d’espèces considérées comme menacées par les activités humaines. En parallèle à cette prise de conscience politique, naturalistes et scientifiques ont fait émerger en quelques années une discipline nouvelle : la biologie de la conservation. Cette discipline s’intéresse aux espèces, communautés et écosystèmes perturbés ou menacés. L’écologie scientifique dans toute sa diversité thématique est donc appelée à contribuer à cette discipline avec d’autres sciences, humaines et sociales notamment.  Si la biologie de la conservation a pour objectif affiché de fournir des principes et des outils pour la préservation de la biodiversité, relativement peu de résultats d’études scientifiques semblent réellement traduits en actions concrètes de gestion/conservation. Ceci vient à l’évidence d’un manque de collaborations effectives entre mondes de la recherche et les acteurs de la gestion de la biodiversité.

A partir d’exemples concrets tirés de mon expérience de collaborations avec le monde de la gestion autour des questions de biostatistiques et de dynamiques des populations, je montrerai la diversité des actions que la communauté des écologues peut mener pour favoriser le transfert de connaissances vers les acteurs qui en ont besoin. Je montrerai notamment qu’il est nécessaire de "panacher" des actions de recherche fondamentale et de recherche appliquée, avec des actions relevant clairement de l’ingénierie et de l’expertise, et aussi avec des actions de formation et de vulgarisation. Je montrerai aussi que ces actions permettent d’ancrer la recherche dans des problématiques contemporaines de grande valeur « académique » en profitant de la très grande expérience de terrain des acteurs de la conservation de la nature.